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UCG : La collation des grades académiques a sanctionné la fin officielle de l’année 2018-2019. La moisson a été abondante en dépit de l’insécurité et d’Ebola.

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Écrit par Web Master

Les activités de la collation des grades académiques à l’Université Catholique du Graben UCG se sont déroulées mercredi 31 juillet 2019.

Elles se sont déroulées dans la chapelle du Mont Tabor pour la célébration eucharistique et dans la somptueuse et splendide salle de la Paix du Cefades pour la collation des grades proprement dite. Monseigneur l’Evêque du diocèse de Butembo Beni et Grand Chancelier de l’UCG a personnellement présidé cette activité qui clôture officiellement l’année académique à l’UCG. La moisson a été abondante pour l’année académique 2018-2019 à l’UCG. C’est le peu qu’on puisse dire de ce qu’a récolté l’Université Catholique du Graben, œuvre prophétique prédite par Monseigneur Emmanuel Kataliko, fondateur de cette université aujourd’hui trentenaire. La belle moisson a été présentée à Dieu à travers une messe d’action de grâce dite par Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech, Evêque de Butembo Beni.

Dix neuf diplômes d’Etudes Approfondies DEA décernés

La cérémonie de collation des grades académiques a vu décerné des Diplômes d’Etudes Approfondies à dix neuf auditeurs de DEA qui ont tous réussis avec mention distinction au moins, ce qui leur ouvre la voie à la thèse de doctorat. Il s’agit de trois diplômes de DEA en  département de phytotechnie pour les sciences agronomiques, sept en département de droit public,  et neuf en économie de développement. L’UCG est en effet depuis l’année deux mille seize, autorisée à organiser les études de troisième cycle dans ces trois filières.

Soixante seize licenciés, Ingénieurs, pharmaciens ou médecins, pas assez, mais une bonne mine.

On pourrait d’emblée dire que ce n’est pas si fameux pour les sept facultés desquels viennent ces désormais anciens de l’UCG. Mais ce n’est que la première session. Des facultés des sciences économiques et gestion, de droit, des sciences sociales, politiques et administratives,  sont sorties des licenciés, alors qu’en faculté des sciences agronomiques, ce sont des ingénieurs agronomes qui ont été largués sur le marché de l’emploi. De la faculté des sciences pharmaceutiques, l’une des cadets des filières organisées à l’UCG, des pharmaciens d’industrie et analyse des médicaments et ceux de pharmacie d’hôpital et communautaire ont été produit. Enfin des médecins et leurs collègues vétérinaires.

Deux nouveaux Docteurs présentés

Il s’agit de Docteur Ingénieur Eric Kasika et de Docteur Kahambu Mukirania Nosta, respectivement Dr en sciences, spécialité écologie et gestion des ressources végétales de l’Université de Kisangani et Dr en économie sociale de l’Université Catholique de Louvain en Belgique. Les deux ont défendu leurs thèses de doctorat au moins d’avril dernier. Ils ont été nommés professeurs dans leur université d’origine, l’UCG. Madame le Professeur Kahambu Mukirania Nosta est la plus jeune professeur de l’UCG et la deuxième femme professeur dans cette université après Docteur Denise Kibwana vice doyenne de la faculté de médecine vétérinaire. Il faut ici noter que plusieurs autres thèses sont dans la pépinière à l’UCG et ailleurs dans tous les domaines. Le Recteur a même annoncé dans son allocution que des défenses des thèses sont attendues dès l’année prochaine dans son université. 

Insécurité et Ebola, l’UCG frappée de plein fouet mais

Le Recteur de l’UCG a dénoncé pour la Nième fois les massacres des civils qui se commettent à Beni, une désolation pour toute la région à laquelle s’est invitée la maladie à virus Ebola. ‘‘ Pendant cinq ans, des massacres contre les civils se commettent à Beni, dans un rayon pourtant bien circonscrit et des attaques régulières et de diverses natures des populations dans les milieux ruraux des territoires de Beni et de Lubero, qui constituent un véritable rayon pour notre université’’ a expliqué le Recteur professeur Mafikiri Tsongo Angelus. Et de poursuivre, ‘‘ au courant de cette même année, au moins d’avril, le triduum pascal a été secoué par des événements malheureux. Alors que les membres de la communauté sacerdotale de notre paroisse fêtaient le jeudi saint, le dix huit avril deux mille dix neuf, l’exultation a été arrêté vers dix neuf heures par des truands, venus troublé la quiétude et menaçant de mort les prêtres présents à cette fête.  Le lendemain, soit le vendredi saint, Docteur Richard Mouzoko, épidémiologiste de l’Organisation Mondiale de la Santé, a été assassiné par des inconnus armés dans les enceintes de nos cliniques où il était en réunion dans le cadre de la riposte contre Ebola.’’ L’insécurité et la maladie à virus Ebola qui ne plaident pas pour l’émergence de l’UCG, sont deux parmi les difficultés rencontrées l’année 2018-2019.  En dépit de ces incidents et du contexte difficile de l’insécurité et de la maladie, cette année aura vue l’inauguration de l’auditoire dédié à l’abbé Malumalu d’heureuse mémoire, un bijou érigé au site Horizon, abritant les auditoires. Tout ceci, sans parler de la production scientifique avec la sortie des trois revues scientifiques produites par le Centre de Recherches Interdisciplinaires du Graben CRIG dont des mélanges dédiés à l’Abbé Malumalu et deux revues ‘‘Parcours et initiative.’’ Et sans aussi parler de l’abondante production scientifique des centres recherches et des centres de rayonnement de l’UCG. Enfin, le professeur Richard Mulendevu a, secrétaire général académique, a porté à la connaissance du public que 71 professeurs permanents et visiteurs, 71 chef de Travaux et 98 assistants  ont assuré la formation des plus de 1736 étudiants, inscrits cette année à l’UCG qui ouvre dès l’année prochaine la faculté de polytechnique.